Interview exclusive Fouad Chafik: Une très bonne génération se construit en sélection

Chafik Maroc sélection Maroc

Chafik en action avec la sélection

Fouad Chafik, défenseur droit du club du DFCO (Dijon) nous fait le plaisir de nous accorder un entretien. Ayant effectué un long parcours en amateur débuté en 2007 avant de signer son premier contrat professionnel  en 2012 (FC Istres), Fouad Chafik a gravi les échelons pour incarner aujourd’hui l’un des piliers de son club mais aussi un joueur sur lequel Hervé Renard compte beaucoup en sélection nationale.

 

Salamou Aleykoum Fouad, merci de nous accorder cette interview. Parlons en premier lieu de ton parcours assez atypique,  du fait que tu as côtoyé pendant de nombreuses années le monde amateur avant de signer ton premier contrat pro à 25 ans. Comment expliques-tu cela ?

 

Wa Aleykoum Salam, avec plaisir. Il est vrai que j’ai un parcours atypique. Cela s’explique par le fait que j’ai privilégié mes études. Je suis titulaire d’un Master 2 en économie du sport et du tourisme Hamdu li Lah. Je continuais à jouer la semaine au football à la faculté de Grenoble en équipe universitaire avec laquelle j’ai fini champion de France en 2005. En parallèle, je jouais le week-end en PHR à Pierrelatte puis en DH à Montélimar pendant trois ans. À la fin de mes études, j’ai décidé de me donner deux ans pour devenir professionnel, j’ai effectué deux saisons à Valence, une en CFA2, une en CFA. C’est ensuite que le FC ISTRES, club de ligue 2 est venu me recruter en me proposant mon premier contrat professionnel à l’âge de 25 ans. J’ai effectué quatre saisons en ligue 2, deux à Istres, deux à Laval et aujourd’hui c’est ma deuxième saison en Ligue 1 à Dijon.

 

Classé actuellement 14ème de Ligue1, à 3 points du 1er relégable, comment juges-tu dans un premier temps, la performance de ton club mais aussi ta prestation au sein de ce dernier depuis le début de la saison ?

 

Nous étions 10ème à la trêve, mais depuis la reprise nous avons fait un match nul et connu la défaite à deux reprises. La première partie de saison a été de bonne qualité, nous sommes une équipe joueuse, qui produit du beau jeu mais avec quelques lacunes défensives. Nous avons rivalisé contre les grosses écuries du championnat comme le PSG ou l’OL. Au niveau personnel, j’ai pu avoir un bon temps de jeu avec de bonnes prestations et d’autres moins bonnes. Le plus difficile est d’être régulier dans les bonnes performances.

 

Très récemment, vous avez affronté le PSG avec une défaite très lourde… Que penses-tu du niveau affiché par le PSG cette année et comment se relève-t-on d’une telle débâcle ?

 

En effet, une défaite 8-0, le PSG était vraiment au dessus, mais nous avions affiché un faible niveau et au bout de 20 minutes de jeu, il y avait déjà 3-0.  C’est vrai que cette défaite nous a touché, surtout au niveau de la fierté. On a eu cette « chance » de pouvoir rejouer trois jours après à Strasbourg, cela nous a donc permis d’évacuer rapidement cette défaite Hamdu li Lah.

 

Parlons un peu du Mountakhab si tu veux bien… Tu comptes aujourd’hui une dizaine de sélections avec l’équipe nationale,  quelle est la différence selon toi, entre le foot « Africain » et le foot « Européen » où tu évolues en club ? Est-ce que tu sens que la différence entre ces deux footballs se resserre au fil des années ?

 

C’est difficile de comparer une équipe nationale et un club. Mais il est vrai que le football « Africain » est assez différent de celui fabriqué en Europe. En Afrique, c’est plus physique, il y a plus de jeu direct, du fait aussi de la qualité des terrains. Mais avec la sélection du Maroc, nous arrivons quand même à produire du beau jeu.

 

Nous n’irons pas là-bas pour faire de la figuration

Le Maroc s’est enfin qualifié pour la Coupe du monde après 20 ans d’attente, Quel est maintenant l’objectif visé par la fédération marocaine mais aussi par le groupe ?

 

L’objectif est de faire honneur à tout le peuple Marocain et représenter au mieux notre pays sur le plan international. Nous avons un groupe difficile mais pas insurmontable, nous possédons une équipe de grande qualité et nous pouvons faire de grandes choses Incha’Allah. En tout cas nous n’irons pas là-bas pour faire de la figuration.

 

Avec l’arrivée de la nouvelle génération, notamment celle d’Amine Harit,  Youssef Ait Bennasser, Achraf Hakimi etc… Quel est le rôle que doivent jouer les « anciens » pour faciliter cette transition ?

 

Une très bonne jeune génération se construit en sélection avec notamment les joueurs que vous avez cité mais d’autres joueurs, je pense à Hamza Mendyl, Achraf Bencharki, Sofiane Amrabat… Il y a une très bonne cohésion et alchimie entre les « anciens » et la nouvelle génération, ils ont d’énormes qualités pour leur jeune âge et sont très à l’écoute. C’est aussi notre rôle et celui du staff de les encadrer pour qu’ils continuent à progresser.

 

Tu as aujourd’hui 31 ans, dans quel championnat aimerais-tu évoluer avant la fin de ta carrière ?

 

Le championnat espagnol m’a toujours fait rêver mais à 31 ans on est déjà considéré comme « vieux ». Sinon j’aimerai bien évoluer dans un pays musulman comme les Emirats Arabes Unis, le Qatar ou la Turquie.

 

As-tu un projet précis concernant ta reconversion pour le futur ?

 

Je ne me vois pas ne pas travailler après la fin de ma carrière. J’ai aussi fait des études pour avoir un bagage scolaire et pouvoir préparer mon après-carrière et ma reconversion. Je souhaiterais travailler dans le marketing ou l’événementiel sportif Incha’Allah.

 

Dernière question un peu « décalé », on entend souvent dire que tu es surnommé « El Hajj », d’où vient ce surnom ?

 

C’est le surnom qu’on m’a donné en sélection, du fait que je suis quelqu’un de calme, plutôt tranquille et assidu aux prescriptions religieuses.

 

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