Interview avec Mr Mohamed Ouarga, ex-selectionneur de l’équipe Olympique et ex-DTN adjoint FRMF

Bonjour, Mr Ouarga. Merci de nous accorder cet entretien. Vous évoluez aujourd’hui dans le club d’Al Ahly aux Emirats Arabes Unis en la qualité de Directeur Technique Adjoint, quelles sont vos missions? Pouvez-vous nous décrire votre métier pour les jeunes qui nous suivent et qui aimerait travailler dans le football?

Tout d’abord, un grand salut à vos abonnés et à tous les gens qui vous suivent.
Après mon départ de la FRMF et du poste que j’occupais (Directeur de formation adjoint avec le Dr HormatAllah) nous avons reçu une offre d’Al Ahli, club de Dubai, pour prendre en charge la Direction Technique. Dr HormatAllah en tant que Directeur Technique et moi-même comme adjoint du Dr dans le but de restructurer l’académie du club.

Notre tâche était donc de mettre en place la formation des entraîneurs et celle des joueurs, une mission que nous accomplissons avec succès puisque que pour deux de nos années de travail, notre Académie fût élue comme la meilleure du pays.

En ce qui concerne notre métier, je dirais d’une part qu’il est très difficile dans la mesure où c’est la seule profession dans laquelle votre sort est entre les mains des autres malgré le fait que ce soit vous qui prépariez tout au détail près. Mais d’autre part, c’est un excellent métier car en cas de succès vous rendez des milliers de gens vraiment heureux et ça c’est le vrai bonheur.

Quelles sont les qualités à avoir et quel parcours adopter?

Vous savez, il faut avoir pas mal de qualités mais surtout une bonne volonté et beaucoup de persévérance. Aussi, il faut être clairvoyant car les gens avec qui vous travaillez doivent vous inspirer confiance et ce n’est pas facile.

Vous avez entrainé au sein des équipes jeunes du Maroc et occupé le poste de DTN, quel souvenir en gardez-vous?

Mon meilleur souvenir évidemment c’est la qualification au jeux olympiques de 2012. Paradoxalement, c’était aussi mon plus mauvais souvenir car on m’a empêché de participer aux J.O un mois avant leur commencement. Je pense que vous connaissez l’histoire…

Qu’est-ce qui selon vous a manqué durant les années précédentes pour atteindre les objectifs fixés en sélection? Et qu’est-ce qui a changé?

Notre grand problème en sélection était le chamboulement constant des joueurs et des sélectionneurs. J’imagine qu’on a battu un record à ce niveau. Notre sélection tournait autour d’à peu près 90 joueurs. Ajoutez à ça 5 sélectionneurs différents. C’était beaucoup trop.

Le changement est venu avec la continuité du travail de Mr Renard, malgré les critiques qui ont failli déstabiliser le groupe. Pour ça, je tire mon chapeau à un grand Monsieur, en l’occurrence Mr Lakjaa, président de la FRMF, qui tout fait pour assurer la stabilité et a rendu possible cette continuité dans le travail qui est un vrai tremplin vers le succès.

Comment avez vous vécu la qualification de l’EN en Coupe du Monde à Abidjan?

J’étais moi-même parmi les supporters Marocains présents à Abidjan et c’était vraiment super ! Surtout que notre victoire et notre qualification ont été obtenues au détriment d’une sélection favorite, une vraie référence dans le football Africain à savoir la CIV. À partir de là, on a commencé à parler du Maroc autrement. La cerise sur le gâteau, c’était les supporters marocains qui furent un vrai support pour notre sélection.

Quel est votre avis sur le tirage? Quelles sont les chances de passer en huitièmes? Sur quoi va-t-il falloir s’appuyer pour créer la sensation?

Ce tirage n’est pas du tout clément pour nous mais vous savez, rien n’est impossible en football et surtout en Coupe du monde. Donc avec beaucoup de volonté et de persévérance tout ira bien InchaAllah. On a rien a perdre mais tout à gagner, on a voulu être avec les grands et bien nous y sommes ! À nous encore une fois relever le défi.

Y’a t-il un joueur que vous appréciez particulièrement dans ce groupe Marocain?

Le joueur déterminant pour moi c’est Mr Lakjaa (rires). Non c’est vrai, car c’est l’homme a qui revient tout ce qui nous arrive, grâce à la stabilité et la confiance qu’il a instauré pour assurer cette continuité dans le travail. Le mérite revient aussi au sélectionneur Mr Hervé Renard qui a pu profiter d’un climat de travail sain et a prouvé qu’il était un grand coach.

Un dernier mot pour les abonnés de Soccer212?

On a rêvé de cette qualification maintenant nous y sommes. Nous devons à présent continuer de supporter notre sélection corps et âme pour que notre deuxième rêve, celui de passer en huitièmes de finale, se réalise en Coupe du monde.

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